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Da’wah (invitation à Allah) est une œuvre d’amour.

Oui, la foi dans sa juste et sincère expérience est le don ultime de cette vie. Il faut faire desentrer1 efforts pour apprendre sa définition correcte dans le Coran et la Sunnah (traditions du prophète Mohammed) et appliquer à la fois les expressions internes et externes liées à la préservation et à la croissance de la foi.

Aucune discussion philosophique, aucune définition scientifique, aucun événement historique ne peuvent définir l’expérience et le mouvement de la foi. Chacun d’entre nous expérimente la foi d’une manière différente et dans des circonstances différentes, mais en fin de compte, elle a le même but, comment plaire à notre Créateur et profiter, par conséquent, de la paix et du bonheur que nous recherchons désespérément.

Un exemple proche est l’amour que deux personnes peuvent partager. Il s’agit du type d’émotion et d’attachement qui pousse une personne à s’oublier elle-même pour faire plaisir à l’être aimé, ou à être vraiment heureuse des bénédictions dont l’être aimé est favorisé. Il ne s’agit pas seulement de passion ou de désir. Lorsque nous transposons cela à notre relation avec notre Créateur, la dimension change de terrestre à céleste et de temporaire à éternelle…[1]

Le discours de Jafar ibn Abi Talib met cela en évidence.Jafar2

Pour illustrer le niveau de conscience des premiers musulmans, nous allons nous pencher sur l’histoire de Jafar ibn Abi Talib.

Jafar ibn Abi Talib était un cousin du Prophète Muhammed (que la paix soit sur lui) et le frère d’Ali, le quatrième calife de l’Islam. Il fut l’un des premiers à se convertir à l’Islam et vécut de première main la persécution que les Mecquois païens infligeaient à la petite communauté musulmane.

Ainsi, lorsque l’occasion se présenta d’émigrer en Abyssinie, l’Éthiopie actuelle, il accompagna sa femme et un petit groupe de croyants. Bientôt, ils s’installèrent dans le nouveau pays sous la garde et la protection du Négus (roi d’Éthiopie), le dirigeant juste et vertueux de l’Abyssinie. Pour la première fois depuis qu’ils étaient devenus musulmans, ils savourèrent le goût de la liberté et de la sécurité et profitèrent de la douceur du culte sans être dérangés.